Aswat Nissa célèbre le 18ème anniversaire de la résolution 1325

Aswat Nissa célèbre le 18ème anniversaire de la résolution 1325

Aswat Nissa célèbre le 18ème anniversaire de la résolution 1325

Aswat Nissa célèbre le 18ème anniversaire de la résolution 1325
 
31 OCTOBRE 2018
 
Il y a 18 ans, jour pour jour, la Tunisie, alors membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies, votait en faveur de la Résolution 1325. Cette résolution fut adoptée à l’unanimité le 31 octobre 2000. 
 
        QUOI ? La Résolution 1325 est le premier document formel et légal issu du Conseil de sécurité qui impose aux différentes parties d’un conflit de respecter les droits des femmes et de soutenir leur participation durant les négociations de paix et la reconstruction post-conflit. Cette résolution appelle les États à adopter des mesures concrètes d’application de ses dispositions dans leurs législations et leurs politiques publiques.
 
        POURQUOI? Aswat Nissa est convaincue que l’État doit engager davantage les femmes dans la prévention des conflits, la construction et la consolidation de la paix. Les femmes encouragent le dialogue et consolident les coalitions pour la paix. Lorsqu’elles sont présentes autour de la table, les femmes apportent des solutions alternatives aux conflits et anticipent les tensions et les violences. Elles priorisent la paix et la sécurité pour elles, pour leur famille et pour leur communauté. Elles contribuent à des accords de paix plus holistiques, inclusifs et donc plus durables et légitimes. 
 
       COMMENT ? C’est pour ces raisons que, depuis deux ans, Aswat Nissa travaille sur la mise en œuvre de la résolution 1325 en Tunisie avec des femmes politiques de différents partis politiques, des députées de différents groupes parlementaires et à travers notre participation dans le comité de participation, avec des représentant(e)s du gouvernement et de la société civile, dans la rédaction du premier plan d’action national 1325 de la Tunisie qui a été adopté en juillet 2018.
L’un des points les plus importants sur lesquels ce Plan d’action met l’accent est la mise en place d’un programme de réformes du système sécuritaire et judiciaire respectant l’égalité des sexes. Dans cet objectif, nous avons lancé une étude intitulée «Femmes et sécurité globale vers une réforme sensible au genre du secteur de la sécurité en Tunisie». Cette étude s’est basée sur une enquête de terrain menée à travers toute la Tunisie. Elle a permis de déterminer quelle est la perception des citoyen(ne)s de la sécurité et de la participation des femmes dans le secteur de la sécurité. De ces résultats, nous avons conclu que les citoyen(ne)s tunisien(ne)s sont favorables à la présence féminine dans le secteur de la sécurité, qu’ils et elles considèrent que les femmes ont les mêmes compétences que les hommes dans le domaine de la sécurité et qu’ils et elles sont favorables à ce que les femmes occupent des postes décisionnels dans le secteur de la sécurité.
En octobre 2018, pour la première fois en Tunisie, Aswat Nissa a lancé un réseau de femmes députées ambassadrices pour l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité. Ce groupe de femmes s’est engagé à travailler ensemble pour l’institutionnalisation de la budgétisation sensible au genre dans le cadre de la loi organique du budget (LOB), mais aussi à plaider en faveur de la parité horizontale et verticale dans les élections législatives. 
 
       ET MAINTENANT? En 2019, Aswat Nissa poursuivra son travail autour de l’Agenda Femmes, Paix et  Sécurité  en Tunisie avec un département de plaidoyer. Ce département applique l’expérience acquise d’Aswat Nissa en matière de genre et sécurité. Il permettra d’analyser la place du genre dans la législation relative à la sécurité et de plaider en faveur de l’intégration d’une approche sensible au genre dans l’élaboration des lois et politiques publiques relatives à cette thématique. Ce travail s’étendra, en outre, aux discussions parlementaires qui se dérouleront au sein de certaines commissions pertinentes au domaine de la sécurité  à savoir  la Commission des finances, de la planification et du développement, la Commission de l’organisation de l’administration et des affaires armées ainsi que la  Commission de la santé et des affaires sociales et la Commission spéciale Sécurité et défense afin de faire un état des lieux de la prise en compte de la dimension de genre dans les questions relatives à la sécurité.
 
association aswat nissa - violences faites aux femmes

Aswat Nissa appelle à une application de la loi relative aux violences faites aux femmes

Aswat Nissa appelle à une application de la loi relative aux violences faites aux femmes

 

 

 
Aswat Nissa prend part aux 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes. Les 16 jours d’activisme sont une campagne internationale du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, jusqu’au 10 décembre, Journée des droits de l’Homme. Les 16 jours d’activisme sont l’occasion de se conscientiser aux violences faites aux femmes et d’agir pour les éliminer.
 
Les violences faites aux femmes, bien souvent ignorées ou banalisées, sont un fléau dans la société tunisienne. Les chiffres ne mentent pas: il y a en moyenne 3000 plaintes déposées chaque mois dans les postes de police par des femmes violentées, selon Imen Zahouni, directrice générale au sein du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance . Le nombre y est bien plus élevé en ajoutant les actes de violence à l’égard des femmes non dénoncés. Le gouvernement de la Tunisie a pourtant adopté en 2017 la loi organique relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Bien que cette loi reconnaît toutes les violences physiques, psychologiques, sexuelles, politiques et économiques, certaines questions se posent par rapport à son application. Par exemple, l’article 13 de ladite loi énonce que les femmes victimes de violence bénéficient de la prise en charge publique et associative et de l’hébergement immédiat. Toutefois, toujours selon Imen Zahoun, il n’existe que 7 refuges pour les femmes victimes de violence dans l’ensemble de la Tunisie. Aswat Nissa réclame l’application concrète de la loi.
 
Premièrement, à court terme, Aswat Nissa appelle le gouvernement à investir dans l’application de la loi. Les violences faites aux femmes ont un coût important pour l’économie et la société. Il est démontré que les coûts de la mise en œuvre de la loi sont inférieurs au coût de l’inaction à long terme. Les violences affectent la vie quotidienne des femmes et peuvent réduire leur activité et leur productivité économiques. Plus encore, les violences à l’égard des femmes sont un problème majeur de santé publique. Les femmes qui ont subi des violences sont plus à risques à la dépression, l’anxiété, les troubles liés à la consommation d’alcool, le VIH, les fausses couches, etc. Finalement, il y a un coût à long terme, plus difficile à calculer, lié aux souffrances infligées aux enfants et aux répercussions sur les prochaines générations. Un investissement dans l’application de la loi aura donc des retombées économiques qui bénéficieront à l’ensemble de la société. 
 
Deuxièmement, Aswat Nissa réclame au gouvernement d’adopter à long terme une approche sensible au genre dans les budgets de tous les ministères. Les budgets, en apparence neutre, ont un impact différent sur les femmes et les hommes. La budgétisation sensible au genre prévoit à ce que l’allocation des ressources publiques réponde aux besoins spécifiques des hommes et des femmes. Une initiative de budget sensible au genre mettrait en lumière les éléments de la loi organique relative aux violences à l’égard des femmes qui sont sous-financés. Cette technique est indispensable pour l’application de la loi puisque cette dernière touche directement 12 ministères. En adoptant cette technique, les décideurs peuvent utiliser ces informations pour exercer une pression pour l’augmentation des ressources pour la formation des juges, ou pour la police, les centres d’hébergement, etc. La budgétisation sensible au genre permettrait d’allouer efficacement les ressources budgétaires disponibles pour la mise en œuvre de toutes les dispositions de la loi.  
  
Au nom de toutes les victimes de violences basées sur le genre, Aswat Nissa demande un investissement dans l’application de la loi ainsi que l’adoption de l’approche sensible au genre dans les budgets. Aswat Nissa ne peut rester silencieuse face à la non-application de la loi.
global gender gap

La Tunisie dans le Global Gender Gap Report 2018

La Tunisie dans le Global Gender Gap Report 2018

Le rapport
       The Global Gender Gap Report fut publié par le Forum économique mondial en décembre 2018. L’indice cherche à mesurer les écarts entre les hommes et les femmes dans quatre domaines clés: santé, éducation, économie et politique. Il ne cherche pas à établir des priorités pour les pays, mais plutôt à fournir des données et une méthode claire pour repérer les lacunes dans chaque domaine. Les pays peuvent ainsi établir des priorités selon leur propre contexte économique, politique et culturel. L’édition du rapport de cette année présente 149 pays sur une échelle allant de 0 (disparité) à 1 (parité). 
La Tunisie 
La Tunisie obtient une note générale de 0.648. La Tunisie se place au 119ème rang du classement (sur 149 pays). Elle a donc un plus grand écart entre les sexes que la moyenne mondiale. Comparativement, la Tunisie avait obtenu une note de 0.629 en 2006. La Tunisie obtient de bons résultats en matière d’égalité des genres en éducation et en santé. Toutefois, les écarts entre les hommes et les femmes sont alarmants en ce qui concerne l’autonomisation économique et politique des femmes.
1. L’autonomisation économique
          Dans la section de l’autonomisation économique, la Tunisie obtient une note 0.439 et se classe au 135ème rang de la liste. Fait marquant, la Tunisie avait obtenu une note plus élevée en 2006, soit 0.480. 
 
Il y a trois indicateurs inquiétants en matière d’autonomisation économique. Tout d’abord, l’indicateur « Législateur(e)s, haut fonctionnaires et gestionnaires » étudie le ratio femmes/hommes employés à des postes de responsabilité*. Cet indicateur obtient la note de 0,173 classant la Tunisie en 127ème position. En effet, seulement  14.8 %  des législateur(e)s, hauts fonctionnaires et gestionnaires sont des femmes alors que 85.2% sont des hommes. En milieu de travail, les femmes rencontrent encore des obstacles importants pour assumer des rôles de direction. La présence de femmes dans les postes de direction dans le secteur public et dans le secteur  privé constitue aujourd’hui l’un des principaux obstacles à surmonter pour parvenir à la pleine parité économique des genres.
 
            Ensuite, l’indicateur estimant le revenu gagné par les hommes et les femmes (en $US et en parité du pouvoir d’achat) a obtenu une note de 0.270. Les femmes gagent en moyenne un revenu de 5 098$ alors que les hommes gagnent un revenu de 18 889$. L’écart est colossal. Les résultats suggèrent que le pouvoir économique reste généralement entre les mains des hommes. Ces derniers demeurent le principal point de référence économique du ménage, gardant souvent le contrôle de leurs actifs financiers. Par ailleurs, cet écart peut s’expliquer par deux phénomènes. Le phénomène le plus significatif est celui de l’ampleur du travail non rémunéré en Tunisie. Les femmes effectuent la majorité des tâches non rémunérées comme les travaux de ménage, les soins familiaux et la garde des enfants. Puis, la Tunisie connaît un fossé grandissant en matière d’égalité des salaires. Le rapport mentionne qu’il n’y a pas de loi obligeant l’équité salariale.
         Enfin, la note de 0.354 fut attribuée à l’indicateur de la participation sur le marché du travail. Ce résultat est bien loin de la moyenne mondiale de 0.669. Cette note classe la Tunisie comme 137ème pays sur 149 pays. Une statistique qui démontre l’écart de la participation sur le marché du travail entre les hommes et les femmes est le taux d’activité.  Le taux d’activité (%) des femmes et des hommes mesure la proportion de la population en âge de travailler (de 15 à 64 ans) qui participe activement au marché du travail, que ce soit en travaillant ou en recherchant un travail. Or, le taux d’activité des femmes en Tunisie est de 27.1% alors que celui des hommes est de 76.6%. Seulement 27.1% des femmes en âge de travailler participent activement au marché du travail. Cela peut s’expliquer par l’absence de loi anti-discrimination envers les femmes sur le marché du travail. Qui plus est, le taux de chômage élevé chez les femmes contribue à expliquer leur faible taux d’activité : le taux de chômage chez les femmes est de 22.2%, soit près du double de celui des hommes à 12.5%. 
2. L’autonomisation politique 
La Tunisie a obtenu une note de 0.216, se classant au 55ème rang dans ce domaine. Cette note représente une légère amélioration depuis 2006 (0.110). Il y a trois indicateurs qui analysent les écarts ente les hommes et les femmes en politique.
 
         Bien que la Tunisie soit près de la moyenne mondiale en matière d’autonomisation politique des femmes (0.223), la Tunisie reste encore loin de la parité. Le premier indicateur « Femmes au Parlement » mesure le pourcentage de femmes occupant des sièges au parlement. Les résultats démontrent que le parlement tunisien est composé de 31.3% de femmes et de 68.7% d’hommes. Le rapport souligne que les partis politiques n’ont pas adopté de quotas sur une base volontaire pour favoriser la participation des femmes. 
            Le deuxième et le troisième indicateur mesure l’écart entre les hommes et les femmes au plus haut niveau de la prise de décision politique. L’indicateur « Femmes occupant des postes ministériels » mesure le pourcentage de femmes détenant des portefeuilles ministériels. Seulement 23.1% des portefeuilles ministériels sont détenus par des femmes tandis que 76.9% sont détenus par des hommes. Enfin, le troisième indicateur évalue le nombre d’années au cours des cinquante dernières années pour lesquelles une femme a occupé un poste équivalent à celui d’un chef d’État ou de gouvernement élu dans le pays. La Tunisie a obtenu une note de 0.00 puisque qu’aucune femme n’a été à la tête de l’Etat. Les 50 dernières années ont été occupées par des hommes au pouvoir.
La place de la Tunisie dans la région
En projetant les tendances actuelles, l’écart global entre les sexes dans la région du Moyen-Orient et du Nord de l’Afrique sera réduit dans 153 ans. Les disparités entre les sexes les plus difficiles à combler sont les dimensions de l’autonomisation économique et politique, qui prendront respectivement 202 et 107 ans globalement. 
 
          La Tunisie, avec son 119ème rang, se classe en deuxième position dans la région du Moyen-Orient et du Nord de l’Afrique, suivant Israël (46ème rang) en première position et suivi des Emirats Arabes Unis (121ème rang)  et du Koweït (126ème rang) en troisième et quatrième position.
Recommandations inspirées du rapport afin de réduire les écarts entre les hommes et les femmes en matière d’autonomisations économique et politique en Tunisie.
  • Obtenir l’égalité successorale ;
  • Valoriser le travail non-rémunéré ;
  • Créer une loi obligeant l’équité salariale ;
  • Créer une loi contre la discrimination envers les femmes sur le marché du travail ;
  • Augmenter le taux d’activité des femmes par des politiques d’aide à l’emploi spécifiques aux femmes et par l’allongement du congé de maternité ;
  • Assurer la parité ministérielle ; et
  • Mettre en place des quotas dans les partis politiques.
 
*Les postes de responsabilité sont définis par l’Organisation internationale du Travail comme étant ceux qui planifient, dirigent, coordonnent et évaluent l’ensemble des activités des entreprises, gouvernements et autres organisations et formulent et examinent leurs activités, politiques, lois, règles et règlements.
aswat nissa

حقوق النساء 5 سنين بعد الدستور

حقوق النساء 5 سنين بعد الدستور

إن نضال الحركات النسوية لتمكين النساء التونسيات من حقوقهن الاجتماعية والاقتصادية يتعدى أيام الاحتفالات ، لذلك ولئن كان يوم 13 أوت رمزا لكل الإنجازات التي حققتها الدولة التونسية فيما يخص المساواة بين النساء والرجال وتعزيز حقوقهن فإنه من الواجب أيضا تشخيص بشكل أدق لما تم إنجازه في الفترة الأخيرة وتحديدا بعد المصادقة على دستور 2014. اذ أن هذا الأخير قد فرض المساواة بين المواطنون والمواطنات في الحقوق والواجبات منها تكافئ الفرص في العمل في ظروف لائقة وبأجر عادل وضمن أيضا تمثيلية المرأة في المجالس المنتخبة. ووضع الدستور على عاتق الدولة واجب حماية الحقوق المكتسبة للنساء، و دعمهم وتطويرهم. و جعلها ضامنة لتكافؤ الفرص في تحمّل مختلف المسؤوليات وفي جميع المجالات وساعية إلى تحقيق التناصف بين النساء والرجال في المجالس المنتخبة وعاملة على القضاء على العنف ضد النساء

من أجل ذلك و خلال الخمس سنوات الماضية سعت الدولة إلى تحقيق البعض من هذه الالتزامات وذلك من خلال إحداث برنامج مساواة بالشراكة مع الإتحاد الأوروبي الذي ضم جملة من الأهداف أهمها تحقيق المساواة بين النساء والرجال و ذلك عبر إدراج مقاربة النوع الاجتماعي في السياسات العامة. على اثره قامت وزارة المرأة والأسرة والطفولة وكبار السن بوضع خطة عمل لمأسسة النوع الاجتماعي في 2018. وتعتبر هذه الخطة تعهداً من أعضاء الحكومة من أجل ادماج مقاربة النوع الاجتماعي في التخطيط والبرمجة والميزانيات للقضاء على جميع أشكال التمييز وتحقيق المساواة في التنمية والحقوق والواجبات بين المواطنين والمواطنات في غضون 2020
وكان من جملة الأهداف الموضوعة العمل على تكريس منظومة مساءلة تعمل على القضاء على أشكال التمييز والعنف ضد النساء في التشريعات وفي الممارسات ، اولا بتركيز منظومة قانونية مطابقة لمضامين الدستور والإتفاقيات الدولية الملزمة للدولة التونسية وقد كان في المصادقة على القانون الأساسي عد 58 لسنة 2017 المتعلق بمناهضة العنف ضد النساء مثال على التقدم الذي شهدته المنظومة التشريعية في تونس فيما يخص مجابهة العنف المسلط على النساء ووضع اليات فعالة للتصدي له. إلا أن هذا القانون لم يخلو من بعض النقائص إذ أنه لم يأخذ بعين الاعتبار حاجيات النساء ذوات الإعاقة ولم يفصل بصفة قطعية تجريم العنف الزوجي وتغاضى عن تجريم العنف القائم على أساس النوع الإجتماعي. إضافة إلى ذلك وبعد سنتين من المصادقة عليه مازالت الكثير من الآليات التي وضعها قانون مناهضة العنف ضد النساء حبرا على ورق منها المرصد الوطني لمناهضة العنف ضد المرأة الذي سيعنى بالبحث وتسجيل حالات العنف لتكون بذلك قاعدة بيانات رسمية تكون منطلق للعمل الحكومي القادم و منها أيضا مراكز الإيواء والإنصات التي لم يحدث منها أي مركز منذ دخول القانون حيز النفاذ اضافة إلى عدم تعميم الفرق الخاصة في البحث في جرائم العنف ضد النساء على كامل تراب الجمهورية وذلك للنقص المالي و البشري الذي يعاني منه تطبيق هذا القانون

ثانيا لتركيز منظومة المساءلة قامت الدولة بوضع إطار مؤسساتي فعال يتمثل من جهة في إحداث مجلس النظراء و من جهة أخرى في تعزيز عمل مركز البحوث والدراسات والتوثيق والإعلام حول المرأة الذي يهتم بإعداد نظام معلومات ونشر المعطيات وبذلك ليشمل اليوم تعزيز قدرات أعضاء مجلس النظراء و تنظيم دورات تكوينية حول منهجية ادماج مقاربة النوع الإجتماعي في التعاطي مع الإحصائيات. إلا أنه وإلى اليوم لم يصدر أي تقرير عن مجلس النظراء وهو مطالب بإصدار تقارير دورية للمتابعة والتقييم وإعداد دليل مرجعي لوضع الخطط السنوية القطاعية لإدراج مقاربة النوع الإجتماعي في السياسات العامة ولم يقع الى اليوم تعيين مكلفين بالنوع الإجتماعي في أي وزارة حتى يتسنى لمجلس النظراء تكوين استراتيجيات دقيقة وحقيقية فيما يخص إدراج مقاربة النوع الإجتماعي في عمل الوزارات حسب تخصصها وقطاع عملها. اضافة الى ذلك لم يقع تشريك أو إعلام المجتمع المدني بعمل مركز البحوث فيما يخص إدراج معطى النوع الإجتماعي في العمل الإحصائي هذا الى جانبانعدام الشفافية في التعامل مع مطالب النفاذ للمعلومة الذي يبقى الى اليوم المصدر الوحيد فيما يخص معرفة عدد حالة العنف أو أنواع العنف . وتبقى الإحصائيات المقدمة للعموم غير واضحة من جهة وغير محينة من جهة أخرى

إلى جانب هذا فقد تعهدت الدولة من خلال خطة العمل المصادق عليها في إطار برنامج مساواة إلى الرفع من تمثيلية النساء ومشاركتهن الفعلية في الهيئات والمجالس المنتخبة والهياكل الحكومية ومواقع صنع القرار عل المستوى الوطني والجهوي والمحلي ، وذلك عبر إحداث لجنة متعددة القطاعات تكفل إعداد مشاريع النصوص القانونية وإعداد مناصرة للمصادقة على الإصلاحات وتحصيل نسبة لا تقل عن 30% من تمثيلية النساء في الهيئات و المجالس المنتخبة ومواقع أخذ القرار . إلا أننا نشهد في الأربع سنوات الفارطة انخفاض في نسب تمثيلية النساء في مناصب أخذ القرار لتصل تسمية النساء في المناصب العليا سنة 2018 إلى أقل من 15% من جملة التسميات . فوفقا لدراسة قامة بها أصوات نساء فإن نسبة تعيين النساء في الحكومة لم تتعدى 12% من جملة التسميات في الفترة 2014-2018 وفي نفس الفترة كانت تعيينات النساء في رئاسة الجمهورية 14% مقابل 36% في مختلف الهيئات المحدثة منذ 2014 . ويعود إرتفاع نسبة تمثيلية النساء في الهيئات إلى إحترام البعض منها لمبدأ التناصف. المبدأ الذي حاربت من أجله العديد من مكونات المجتمع المدني حتى لاقى مكانة في القانون الانتخابي ليكون بذلك قاعدة للترشحات على كل الأحزاب إحترامها. هذا وإن كان العمل على تكريس مبدأ التناصف الأفقي مازال قائما

أما فيما يخص تعهد الدولة بوضع سياسات عمومية ومخططات تنموية وميزانيات تعتمد مقاربة النوع الإجتماعي فلعل المصادقة على القانون الأساسي للميزانية سنة 2019 الذي صرح في فصله 18 على أن يؤخذ بعين الإعتبار في إعداد وتقسيم وتقييم تنفيذ الميزانية المساواة بين النساء الرجال وكافة فئات المجتمع دون تمييز

وإن كان القانون الأساسي للميزانية مناسبة هامة للرفع من مفهوم النوع الإجتماعي من المرتبة التنفيذية حيث نجده في الأمر الحكومي عدد 626 المحدث لمجلس النظراء إلى المرتبة التشريعية إلا أنه وعلى غرار قانون مناهضة العنف ضد النساء وقانون الجماعات المحلية لم يحظى هذا المفهوم بالدعم اللازم من قبل نواب الشعب. وفي هذا السياق تجدر الإشارة إلى دور الحكومة عامة ووزارة المرأة خاصة في بعث وتنظيم دورات تكوينية وتوعوية للجميع للبحث والتعمق في مفهوم النوع الاجتماعي الذي ينبني عليه إستراتيجية الحكومة في الخمس سنوات لتحقيق المساواة المنشودة
أخيرا وللقطع مع سياسات التهميش التي تكون ضحيتها عادة النساء من عاملات في القطاع الفلاحي أو نساء قابعات في المنازل أو عاملات في مختلف المصانع الصغرى . عملت الدولة على وضع سياسات تضمن التمكين الاقتصادي والمالي للنساء والحق في العمل اللائق والأجر العادل. و ذلك من خلال وضع اليات تدعم نفاذ وتحكم النساء في الموارد الاقتصادية و المالية و تشجع على المبادرة الخاصة. بذلك تندرج المصادقة على تعديل قانون تنظيم النقل البري ليشمل صنف جديد خاص بنقل العملة الفلاحين تحولاً هاما للحفاظ على سلامة العملة و على كرامتهم أيضا . إلا أنه وكجل القوانين المصادق عليها في هذه الفترة النيابية يشكو من غياب الإرادة السياسية في التنفيذ العاجل إذ أنه وإلى اليوم لازلنا نستيقظ على فاجعة الحوادث التي تؤدي بأرواح العديد من الكادحات في الوسط الفلاحي

خلاصة القول، وإن كانت المبادرة الحكومية في بعث برنامج مساواة وما يتخلله من أهداف واستراتيجيات خطوة جسورة نحو تحقيق المساواة الفعلية بين كافة فئات المجتمع قائمة على إدراج حقيقي لمقاربة النوع الاجتماعي ، فإن غياب الإرادة السياسية في تفعيل بعض الالتزامات ودعمها بالموارد المالية والبشرية اللازمة وعدم تشريك حقيقي للمجتمع المدني وغياب كلي لدور القطاع الإعلامي لتوعية المجتمع يجعل من هذه البرامج بما فيها من تقدم حبر على ورق أو حقيقة من سراب نتشبث بها إلى أن نستيقظ على عدد مفزع من حالات العنف المسلط على النساء أو حادث مرور أليم لعربة محملة بالعاملات الفلاحات

aswat nissa

Rôle des médias : quels enjeux pour la représentativité politique des femmes?

Rôle des médias : quels enjeux pour la représentativité politique des femmes?

La Tunisie bénéficie à l’échelle internationale de la réputation d’être un pays leader en matière de droits des femmes dans la région du Maghreb. Néanmoins, depuis la révolution de 2011 il existe une différence entre l’intégration de l’approche genre dans le système de gouvernance et la réalité des faits, notamment en ce qui a trait à la participation politique des femmes qui demeure relativement faible.
 Pour que la transition démocratique et la reconstruction d’un État de droit en Tunisie soient menées à terme, la participation des femmes y est primordiale. Or, force est de constater que les femmes tunisiennes désirant prendre activement part à ces processus politiques continuent de se heurter à un plafond de verre qui s’avère difficile à briser dans une société arabo-musulmane encore marquée par le poids des traditions.

 État des lieux
 Actuellement, on compte 30%[1] de femmes élues dans l’ensemble du pays mais aucune femme n’a été nommée à la tête du gouvernement ni à la tête d’un ministère régalien, comme par exemple le ministère de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères ou de la Justice. À l’automne 2018, Aswat Nissa publiait un rapport portant sur les bonnes pratiques à adopter en matière de l’intégration de l’approche genre dans les partis politiques en Tunisie. En se basant sur l’expérience de l’Académie politique de l’organisation qui forme, chaque année, des dizaines de femmes candidates aux élections législatives, ce rapport a permis de dégager les principaux obstacles à l’accès des femmes à la scène politique.
 Outre le système patriarcal régissant la société tunisienne moderne ainsi que la question des charges familiales et domestiques des femmes qui rendent difficile la conciliation entre l’exercice d’une activité politique et le statut d’épouse et de mère dans les sociétés arabo-musulmanes, le manque de médiatisation de l’action politique des femmes est un frein majeur qui limite l’accès des femmes à la scène politique tunisienne. En effet, la couverture médiatique des femmes politiciennes tunisiennes demeure caractérisée par une image relativement négative de la femme évoluant dans les sphères politiques, en plus d’être largement insuffisante si l’on considère qu’elles ne sont que représentées qu’à la hauteur de 9 à 10% dans les médias[2]. La faible médiatisation des femmes politiques tunisiennes se traduit également par une plus faible participation sur les plateaux télévisés, lors des débats politiques, des tables rondes, des interviews. Elles aussi ont moins de marge de manœuvre en qui a trait à la sélection de la plateforme médiatique dans laquelle elles vont participer et sont généralement confinées des émissions à plus faible audimat et leurs carrières politiques à succès sont passées sous silence. De plus, lorsqu’une femme politique se retrouve dans une situation désavantageuse, l’affaire est propagée immédiatement, à grande échelle pour des faits relativement anodins.
 À titre d’exemple, selon les données récoltées par HAICA pour la Tunisie, la couverture médiatique, pour ce qui est de la Radio Nationale des femmes politiciennes, n’est que de 2% alors que celle de leurs homologues masculins s’élève à 98%[3]. Le temps de parole des femmes politiques tunisiennes est également nettement inférieur à ceux des hommes, soit de 11% comparativement à 81% pour les hommes politiques[4]. L’inégalité entre les hommes et les femmes œuvrant dans les sphères politiques, en termes de représentativité médiatique est donc flagrante et constitue un enjeu de taille pour la participation politique des femmes.
En effet, la manière dont les médias représentent les femmes politiques à une énorme influence sur leur carrière politique. Les médias jouent un rôle majeur dans la communication politique qui elle, est au cœur de la carrière politique. Il est également important de mentionner l’impact que peuvent avoir les médias sur les conceptions populaires de la politique. Ce sont également les médias qui contribuent à construire et alimenter les attentes de la société envers les femmes ainsi que les compétences qu’on leur attribue. Les femmes désirant œuvrer dans la classe politique sont ainsi mesurées à ces représentations et sont soumises à une double-attente, soit se conformer aux attentes de comportement féminin et aux exigences de la vie politique encore régies par des codes masculins.  

 Dans le monde
 Le cas tunisien n’est cependant pas l’exception à la règle en ce qui a trait à la faible représentativité médiatique des femmes. À titre d’exemple, en 2017, en France, selon une étude du CSA[5], toutes catégories (invités politiques, présentateurs, experts, etc.) et toutes chaines confondues, 40% des personnes présentes à l’antenne sont des femmes comparé à 60% d’hommes. Lorsqu’on se concentre sur les invités politiques, les données sont encore plus déprimantes. Encore pour l’année 2017, les femmes ne comptaient que pour 27% des invités politiques (télévision et radio confondues). Pour la période du 1er mai au 9 juin 2017, soit la période du premier tour des élections législatives françaises, le pourcentage du temps de parole des femmes politiciennes se situe entre 18% et 24% en fonction de la chaîne de télévision ou de radio étudiée. Selon le CSA, cette sous-représentation médiatique est particulièrement inquiétante considérant l’augmentation du nombre de femmes politiques durant la même période[6].
 Au Canada, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) est un organisme public indépendant ayant la charge de réglementer et de superviser la radiodiffusion et les télécommunications canadiennes à assurer la représentation équitable de tous les individus dans les émissions de télévision et de radio, notamment les femmes[7].
Selon une étude du journal québécois La Presse effectué par le CRTC, environ 25% des personnes invitées ou citées au Téléjournal Télé de Radio-Canada (un téléjournal québécois réputé) sont des femmes[8]. L’analyse du journal québécois La Presse par cette instance révélait seulement un intervenant sur quatre cités dans les quotidiens montréalais est une femme[9]. Selon une étude sur la situation du Canada dans le cadre du Global Media Monitoring Project, les histoires médiatiques autour de la politique et du gouvernement parlent d’hommes dans 88% des cas. Les femmes sont donc 6 fois moins le sujet d’histoire médiatique sur le thème de la politique et du gouvernement[10].

 Pistes de solution
 Afin d’assurer une représentativité médiatique des femmes politiques tunisiennes et, plus largement des femmes, qui soit à la hauteur de la participation politique actuelle des femmes dans la perspective de l’encourager davantage, il est primordial de développer des pistes de solution.
 Il faudrait par exemple mettre en place des émissions télévisées politiques spécifiquement dédiées aux femmes. De nombreux travaux de recherche ont démontré qu’il y a un lien entre la sous-représentation politique des femmes et leur accès à la parole légitime dans les débats télévisés.
 Il conviendrait également d’instaurer des lignes directrices pour un Conseil de Presse en Tunisie.

[1] Ministère de la femme, de la Famille et de l’Enfance. En ligne : http://www.femmes.gov.tn/fr/acceuil/

[2] HAICA. « Place et représentation des femmes dans les fictions ». Dossier de presse. En ligne : http://haica.tn/media/Dossier-de-presse-_Place-et-repr%C3%A9sentation-des-femmes-dans-les-fictions.pdf

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Conseil supérieur de l’audiovisuel

[6] La représentation des femmes à la télévision et à la radio, Rapport sur l’exercice 2017 du Conseil supérieur de l’audiovisuel.

[7] Code sur la représentation équitable de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (2008), voir au : https://www.cbsc.ca/fr/codes/cab-equitable-portrayal-code/

[8] Femmes dans les médias: les voix négligées, voir au : https://www.lapresse.ca/arts/medias/201804/23/01-5162088-femmes-dans-les-medias-les-voix-negligees.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5162128_article_POS1

[9] Femmes et médias: une loi pour imposer la parité?, voir au : https://www.lapresse.ca/arts/medias/201804/23/01-5162128-femmes-et-medias-une-loi-pour-imposer-la-parite.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5162088_article_POS1

[10] Canada – Global Media Monitoring Project 2015, National Report, voir au http://cdn.agilitycms.com/who-makes-the-news/Imported/reports_2015/national/Canada.pdf

aswat nissa

لا لشاحنات الموت

لا لشاحنات الموت

أمام التكرار الرهيب لحوادث نقل العاملات في القطاع الفلاحي الذي يستنزف أرواح العديد من النساء ، فقد سجلنا سنة2018 ; 119 جريحة و 4 ضحايا في مثل هذه الحوادث حسب إحصائيات المنتدى التونسي للحقوق الاقتصادية و الاجتماعية و تعود الأسباب الرئيسية لهذه الحوادث إلى التردّي المتزايد لوسائل النقل الغير الآمنة و الاستغلال الفاحش لليد العاملة النسائية، إضافة إلى الغياب الملحوظ للسياسات و الإجراء الحاسمة للحد من هذه الكوارث التي تؤدي بحياة العديد من الفلاحات. لذلك تدعو أصوات نساء كل من : – مجلس نواب الشعب إلى التسريع في المصادقة على مقترح قانون عدد 2019/02 المتعلّق بتعديل الفصلين 21 و 23 من القانون عدد 33 لسنة 2004 المؤرخ في 19 أفريل 2004 المتعلّق بتنظيم النقل البري الرامي إلى إنشاء صنف جديد خاص بالعملة في القطاع الفلاحي . – وزارة المرأة إلى اولا نشر البروتوكول الموقع في 14/10/2016 بين وزارة المرأة والأسرة وحماية الطفل ، والاتحاد العام التونسي للشغل (UGTT) ، والاتحاد التونسي للزراعة والثروة السمكية (UTAP) والاتحاد التونسي للصناعة والتجارة والحرف اليدوية (UTICA) الذي يهدف الى وضع جدول زمني لشروط تنظيم نقل العمال في القطاع الزراعي وثانيا العمل على إحداث كراس شروط لنقل العاملات من النساء في القطاع الفلاحي كما ينص عليه البرتوكول اضافة الى مساءلة اللجنة التي ترأسها وزارة شؤون المرأة والأسرة والطفل المسؤولة عن تطوير الاختصاصات في هذا المجال عن عملها مع العلم أن اللجنة مطالبة بتقديم نتائج عملها خلال فترة لا تزيد عن شهر واحد من تاريخ توقيع البروتوكول (أكتوبر 2016) لضمان نقل العمال الزراعيين في ظروف جيدة.
aswat nissa

لا لثقافة تهميش النساء

لا لثقافة تهميش النساء

تونس 18 أفريل 2019 على إثر الوقفة الاحتجاجية لعاملات النظافة بمدينة الثقافة و ذلك اثر الأمر المقضي بالاستغناء عن خدماتهن,تشير أصوات نساء أن هاته النسوة قد وقع انتدابهن في مارس 2018 للعمل في دار الثقافة بمحمد الخامس تحت إطار شركة خدمات خاصة للتنظيف والحراسة. اثر اتصالنا بالمعنيين بالأمر تم اعلامنا أن وزارة الثقافة قامت بالتعاقد مع شركة جديدة لإسداء خدمات التنظيف و الحراسة ، و أن هذه الشركة قامت بانتداب بعض العاملات اللاتي كن يعملن تحت إطار الشركة القديمة التي قامت باستغلالهن اشد استغلال فإضافة إلى انتدابهن بعقد لمدة 6 أشهر وقع التعامل مع هاته العاملات بأبشع الطرق ، و ذلك بمقابل أقل ما يمكن أن يقال عنه إهانة، و أوقات و ظروف عمل لاإنسانية . و لأن الشركة الجديدة المتعاقد معها تعتمد قانوناً أساسياً لا يسمح بانتداب عاملات يفوق سنهن 40 سنة تبقى هاته العاملات دون عمل و لا حماية قانونية. لذلك تندد أصوات نساء : – أولاً بالطرد التعسفي الذي قامت به شركة صدربعل للنظافة و الحراسة لهاته النساء دون أي وجه حق مع العلم أن القانون الأساسي عدد 58 لسنة 2017 المناهض للعنف ضد النساء قد جرم العنف و التمييز الإقتصادي المسلط عليهن و بذلك يقع على الدولة حمايتهن. – ثانياً بتعاقد الوزارات و المؤسسات العمومية مع شركات خاصة لا تحترم في قوانينها الأساسية و في عقودها الخاصة حقوق العاملين و العاملات فيها و تعمل على استغلالهم. وتذكر أنه وقع بعد الثورة التخلي نهائيا عن اللجوء للمناولة في الوظيفة والمؤسسات العمومية و العمل على إدماج كافة العملة من حراس وعمال تنظيف وغيرهم في صلب الوظيفة. و تدعو أصوات نساء السلطات المعنية الى فتح حوار و إيجاد حلول للنساء المعتصمات أمام دار الثقافة الاتي بقين بلا عمل و لا عائل.
aswat nissa

حادث أخر يؤدي بحياة 13 عاملة في القطاع الفلاحي وسط تهرب الحكومة من المسؤولية

حادث أخر يؤدي بحياة 13 عاملة في القطاع الفلاحي وسط تهرب الحكومة من المسؤولية

بيان صحفي تونس في 27 أفريل 2019 استيقظنا اليوم مجدداً على فازعة أخرى تأخذ بحياة أكثر من 13 و تترك 20 جريحاً في حادث مرور بين شاحتين تقل إحداهما 35 روحا بشرية اغلبهن نساء و يوجد فيهم أيضاً أطفال. ركبوا شاحنات الموت هذه منذ الخامسة صباحاً للذهاب إلى » العمل  » في حقل من الحقول . أولاً و قبل كل شيء تتقدم أصوات اساء بأحر التعازي لعائلة هذه الضحايا. ثانياً ، تندد بتهاون الحكومة المسؤولة الأولى عن هذه الفاجعة و تستنكر تهرب وزيرة المرأة من المسؤولية . إذ نذكّر بأن وزارة المرأة قامت منذ 2016 بعقد إتفاقية مع الاتحاد العام التونسي للشغل والاتحاد التونسي للفلاحة والصيد البحري والاتحاد التونسي للصناعة والتجارة والصناعات التقليدية بهدف وضع جدول زمني لشروط تنظيم نقل العمال في القطاع الفلاحي و العمل على إحداث كراس شروط لنقل العاملات من النساء في هذا القطاع. كراس شروط كانت يجب أن تنشر منذ اواخر 2016 و يبدأ بها العمل منذ سنتين. هذا بالاضافة إلى مقترح القانون عدد 2019/02 المقدم امام مجلس النواب و الذي يتعلق بتعديل الفصلين 21 و 23 من القانون عدد 33 بخصوص تنظيم النقل البري و الرامي الى إنشاء صنف جديد خاص بالعملة في القطاع الفلاحي. فلا مجال اليوم للحكومة من التملص من المسؤولية و الاستهانة بارواح من فقدوا من نساء وأطفال أيضا. فعليه تطالب أصوات نساء كل من: – وزيرة المرأة أولاً بالإعتذار لعائلات الضحايا، ثانية القيام بما وعدت و اتفقت على القيام به منذ 2016 من تنظيم لقطاع نقل الفلاحات و توفير أبسط حقوقهم من نقل آمن. – مجلس نواب الشعب النظر فوراً في الإقتراح المعروض امامهم لتنقيح قانون النقل البرّي في فصليه 21 و23 ، و العمل على تخصيص صنف خاص بنقل العملة و العملات في القطاع الفلاحي. – الحكومة و وزارة الداخلية خصوصاً التحقيق في الحادثة و معاقبة كل من له دخل و يد في قتل هؤلاء الأبرياء.
aswat nissa

في اليوم العالمي للنساء: تكريس المشاركة الفعلية للنساء في الحياة السياسية و الإقتصادية أسس الديمقراطية

في اليوم العالمي للنساء: تكريس المشاركة الفعلية للنساء في الحياة السياسية و الإقتصادية أسس الديمقراطية

بيا ن صحفي تونس في 8 مارس 2019 بمناسبة اليوم العالمي لحقوق النساء، 8 مارس 2019, تشيراصوات نساء للمفارقة المتجذرة بين التشريعات التي كرستها تونس لضمان حقوق النساء و وضعية النساء على أرض الواقع. لئن عملت تونس منذ المصادقة على دستور 2014, على تكريس ضمان حقوق النساء و ذلك من خلال العديد من التشريعات، منها المصادقة على القانون الاساسي عدد 58 لسنة 2017 المناهض للعنف ضد النساء و على الفصل 18 من القانون الأساسي للميزانية الضامن للمساواة و تكافئ الفرص بين النساء و الرجال في تحديد برامج و أهداف الميزانيات اظافة إلى طرح مشروع قانون المساواة في الميراث بين النساء و الرجال و هو ما جعل تونس تعتبر دولة رائدة في ضمان حقوق النساء و تكريس المساواة إلا أن الواقع المعاش للنساء في تونس يبقى مترديا. فوفقاً للتقرير السنوي للمنتدى الاقتصادي العالمي ‘Gender gap report’ مازلنا نحتل مراتب متدنية من حيث الفارق بين النّساء و الرّجال. فرغم المكاسب التشريعية التي حقّقتها تونس في السنوات الأخيرة تشير آخر الإحصائيات إلى تدني مرتبة تونس إلى دون المتوسط العالمي في التصنيف لتحتل المرتبة 119 عالمياً من جملة 149 دولة. و يعود هذا اساسا الى غياب الإرادة السياسية الذي ينعكس في عدم رصد الإعتمادات اللازمة لتمويل مختلف الإلتزامات الخارجية التي صادقت عليها تونس من خلال العديد من المعاهدات أو الإلتزامات المنبعثة من التشريعات العاملة على الحد من العنف المسلط على النساء. و تذكر اصوات نساء بما للعنف من تاثير سلبي على الحياة اليومية للنساء و تداعياته على إنتاجيتهن ودورهن في الحياة العامة. علاوة على ذلك ، يعد العنف ضد النساء احدى مشاكل الصحة العامة فالنساء اللواتي تعرضن للعنف هن أكثر عرضة للإصابة بالاكتئاب والقلق والاضطرابات المرتبطة بالكحول وفيروس نقص المناعة البشرية والإجهاض وغير ذلك. و قد أكدت العديد من الوزارات التي تقدمنا لها بمطالب النفاذ للمعلومة غياب الإعتمادات لضمان حقوق النساء اضافة إلى عدم تواجد الإحصائيات والمعطيات اللازمة للتمكن من معرفة الوضعية الفعلية للنساء في مختلف مناطق البلاد و العمل على تحسينها على أرض الواقع . و بمناسبة اقتراب موعد الانتخابات التشريعية تدعو أصوات نساء مختلف الأحزاب السياسية تكريس مبدأ التناصف في القائمات الانتخابية و تجاوز المتاجرة بالقضايا النسوية لتعكس تمثيلية النساء في الحياة السياسية مشاركتها الفعلية في صنع القرار التي تعبر عن الحاجيات و الطموحات الخاصة للنساء. لذلك فعلى صناع القرار وكافة مكونات المجتمع المدني العمل على تعزيز التمثيلية السياسية وإرساء ثقافة سياسية تؤمن بدور النساء في بناء ديمقراطية ضامنة للعدالة والحريات العامة و الفردية. أخيراً في هذا اليوم العالمي لحقوق النساء تندد أصوات نساء بما يلقاه مشروع قانون المساواة في الميراث من تصدي بعض الأحزاب و تشير إلى أهمية تمتع النساء بحقهن في المساواة على كافة الأصعدة وخاصة في الميراث حتى يتمكّن من المشاركة الفعلية في سوق الشغل و في معترك الحياة الاقتصادية.اذ أن الفارق بين النّساء و الرّجال يبقى مرتفع بالنسبة للمشاركة الإقتصادية للنساء في سوق الشغل فقد تراجعت رتبة تونس عالمياً لتصل إلى المرتبة 135 من أصل 149 وهي أدنى مرتبة تصلها إلى اليوم. لتحقيق التقدم الفعلي للنساء التونسيات يجب أن تتواجد رغبة سياسية تتعدى المصادقة على التشريعات و المعاهدات الدولية و العمل على تكريس هذه الالتزامات على أرض الواقع من خلال ميزانيات و تغيير العقليات المهيمنة على المجتمع التي تتصدى لتقدمهن.
aswat nissa

تعطل مناقشات مقترح قانون المساواة في الميراث في مجلس نواب الشعب

تعطل مناقشات مقترح قانون المساواة في الميراث في مجلس نواب الشعب

بيان صحفي تونس في 16 ماي 2019 اثر متابعة أصوات نساء اليوم 16 ماي 2019 لجلسة استماع لممثلي وزارة العدل منعقدة في لجنة الصحة و الشؤون الاجتماعية بخصوص مناقشة مشروع قانون أساسي عدد 90/2018 المتعلق بإتمام مجلة الأحوال الشخصية و المعروف بقانون المساواة في الميراث و مشروع قانون أساسي عدد 2019/25 يتعلق بتنقيح وإتمام مجلة الجنسية التونسية ، لاحظنا حضور ممثلي وزارة العدل فقط لمناقشة مشروع القانون الأساسي عدد 2019/25 المتعلق بتنقيح وإتمام مجلة الجنسية التونسية وتغيبهم عن نقاش المشروع الذي يعنى بالمساواة في الميراث . علماً و ان وزير العدل قد تعذر مسبقاً عن الحضور لمناقشة قانون المساواة في الميراث مما أدى إلى النظر مجددا في جدول أعمال اللجنة دون مناقشة جدية للمشروع. و لا يعتبر تعذّر وزير العدل اليوم سابقة بل انها أصبحت عادة للحكومة فحسب نقاشات الجلسة تم استدعاء ممثلي وزارة المرأة و وزارة الشؤون الدينية في جلسات سابقة و تعذروا أيضا عن الحضور. و هو ما يعبر عن غياب إرادة سياسية للحكومة لمناقشة المشروع المتعلق بالمساواة في الميراث. لذلك تضم أصوات نساء صوتها إلى باقي النواب المستنكرين لهذا الغياب المتكرر والمتعمّد من قبل ممثلي الحكومة لمناقشة مشروع قانون إتمام مجلة الاحوال الشخصية. و عليه تدعو أصوات نساء بالتسريع في نقاشات المشروع المتعلق بالمساواة في الميراث حتى يتمكن من المرور إلى الجلسة العامة والمصادقة عليه قبل انتهاء المدة النيابية الحالية.